Les sans-culottes

C´étaient qui, les sans-culottes?

   Le sans-culotte est un homme du peuple – un petit artisan, un commerçant, plus rarement un ouvrier-, qui participe activement à la Révolution Française

À la différence du noble, qui porte la culotte (sorte de pantalon moulant qui s´arrête au genou), il est vêtu d´un pantalon, d´où son nom. Le pantalon est d´abord porté par les candidats du Tiers état à la députation. Ces candidats députés, en opposition au Roi et aux privilegiés de la noblesse, vont assurer la rédaction des “cahiers de doléances” qui seront inventoriés, centralisés et terminés à Paris en avril 1789. Par la suite, les élus du Tiers État porteront des vêtements noirs avec bicornes, des vêtements austères qui trancheront avec les vêtements luxueux des élus des deux autres ordres de la noblesse et du clergé.

 Au XVIIIè siècle, ceux qui ne portent pas de culottes, qui portent donc un pantalon, sont ceux qui travaillent avec leurs mains: travailleur manuel.

 Outre le pantalon rayé, le sans-culotte porte la blouse et le gilet ou la veste courte à gros boutons et des sabots, qui marquent leur appartenance au peuple travailleur. Le bonnet rouge ou bonnet phrygien s´affirme comme le symbole du pouvoir politique des sans-culottes. Le bonnet phrygien devient le symbole de la Révolution française: symbole de la liberté et du civisme.

 L´épithète “sans-culotte”, qui était à l´origine synonime de “canaillle”, désignant à la fois la pauvreté, la bestialité et l´inculture, s´est chargé d´une signification radicalement nouvelle et positive au cours de la Révolution.

 

Encyclopédie des jeunes. larousse. Histoire de France

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